Description

 

Les Saltimbanques

 

Suzanne, dite Suzon a été recueillie tout enfant par Malicorne, directeur de cirque ambulant. Elle a 17 ans lorsque débute l'histoire et fait partie de la troupe du cirque Malicorne au même titre que Paillasse, le clown, Grand-Pingouin, l’Hercule et Marion, la lutteuse, ancienne femme de chambre devenue saltimbanque pour l'amour de son amant Grand-Pingouin. Jolie comme un cœur, Suzon est courtisée par Paillasse, et même par l’Hercule qui se détache pour un temps de Marion. La jeune fille éprouve beaucoup d'amitié pour ses compagnons mais son jeune cœur n'a encore battu pour personne. Deux officiers tentent d'embrasser Suzon. Un troisième s'interpose et fait des excuses au nom de ses camarades. Il se nomme André de Langeac, il est lieutenant, il est séduisant et sympathique. Il n'en faut pas plus pour que Suzanne qui reçoit habituellement plus de coups et d'outrages que de marques de déférence, tombe amoureuse. André, de son côté, est attiré par la petite saltimbanque. La parade bat son plein. Malicorne lève sa cravache sur Suzon qui repousse les avances d'un barbon. Grand-Pingouin et Paillasse s’interposent, corrigent Malicorne et prennent la fuite, en compagnie de Suzon et de Marion.

Trois mois plus tard, les fugitifs arrivent à Bécanville (Normandie) où nous faisons la connaissance du Comte des Etiquettes et de Madame Bernardin qui passe, à tort ou à raison, pour avoir été ou être sa maîtresse. Le hasard aidant, tous nos personnages vont se retrouver à Bécanville : André, qui vient saluer le comte des Etiquettes, un ami de sa famille et Malicorne à la recherche des fuyards qui sont partis sans payer leur dédit. André et Suzanne se déclarent leur amour. Le comte se prend d'amitié pour la petite saltimbanque, paye le dédit et recueille les fugitifs. Le dénouement approche. Malicorne reconnaît en Mme Bernardin la personne qui lui confia jadis sa fille et le comte comprend que Suzon est son enfant. André épousera donc Suzanne tandis que Paillasse, le cœur meurtri, s'en ira tristement sur la route qui va... et qui n’en finit pas.


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Les Saltimbanques

 

Opéra-comique en 3 actes et 4 tableaux de Maurice Ordonneau

Musique de Louis Ganne.

Création à Paris, théâtre de la Gaîté le 30 décembre 1899